Toutes Ces Horreurs (2020)

by SATAN (Fr.)

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1.
Il m'est venu l'envie de parler sans chanter de tout leur raconter quitte à être carrément chiant pour être un peut plus plaint peut être même sauvé mais là j'espère et je rêve l'espoir et le rêve… Les deux sont effacés par l'histoire qui s'écrit Mon crâne trop petit est tout rempli d'orgies d'on-dit d'ordinateur donnés dans le désordre Ma tête devient lourde comme une grosse enclume qui tombe et cassera la pointe de ma plume Je n'écrirai donc pas l'histoire Je la lirai vite et en biais Puis en mauvais sculpteur abstrait j'en ferai un volume sans forme comme ma façon de m'exprimer veillant à rester incompris malgré une poignée d'avertis qui trouveront ça fort joli un étron aussi c'est joli enfin c'est étrange en tout cas c'est la synthèse d'un repas qu'on croyait bon et abondant en vrai pue et tient dans la main Le savoir c'est à peu près ça Ça ressemble à un bon repas mais qu'on ne digère toujours pas Soit il se vomit soit il se chie Le matin, le midi et le soir s'empiffrant de tout ce savoir on sait tout et on en fait rien ou ne sait-on rien en faisant tout ? Allez donc savoir Nous sommes confits comme des porcs sirotant le jus de nos morts dans une conserve plaquée or acquise à qui ? pour cause de quoi ? Causette en cause à sa caisse en l'annonçant dans son micro le son est criblé de larsens comme un cut-up en plus sensé mais l'objectif sera le même qu'on se tue tous vite et sans peine Ah! j'ai envie de chanter maintenant ! maintenant que je sais où je vais!
2.
Le temps est amer et noir , un café serré qui fatigue nos cœurs crispés par de croissantes angoisses d'une guerre lente tombée tel un éclair . Quand depuis des lustres se sont éteintes les lumières , possible sans le voir que le grand soir soit quotidien . Aveuglés par la peur des coups de cannes dans les reins , nous tombons tous comme des bocs mais notre corps n'est pas fait de roc . Nous ne sommes que le fruit d'une époque . Dévidée de vie la coquille flotte ; buvons la tasse de l' amer et noir café serré qui fatigue nos cœurs .
3.
LE SANG DU POETE Je me nourris de ta vie J'en vis sans l'envier Tu es ce que je tue Tu meurs pour l'exemple Ma muse qui m'amuse d'une vie misérable d'enrichissantes idées. Chair à canons esthétiques comblant un trou , pas celui dans ton ventre , mais d'un terrain d'idées vagues. Je plante ma plume dans ta moelle joue avec les maux qui sont tiens ta parole contre la mienne tu n'es pas un modèle tu es un esclave.
4.
Ces frais colons canonisant le bon sauvage par de l'encens pendant ce temps où ivres morts dorment les indiens d'Amérique . Pour eux la foi est une relique qui se marchande sous chapiteau , parée de fausses pierres magiques , aimantant le moindre badaud aux flammes des feux de détresses brûlants son âme d'enfant sans graisse . Leur sorte de centres aérés cachent un jardin secret en friche où poussent de vilaines pensées Camouflant mal le cimetière qui abrite un cadavre exquis de toutes les théologies . Tout leur bien-être c'est le mal et dans un caveau familial de charmants hommes qu'on dit chamanes somment Charles Manson de se lever...
5.
Faux-Amis 02:25
Dans quel état se trouveront-ils? Quand le sulfureux plus ne sera? Quand leur art fera autorité, que leur théâtre sera autorisé. Vont-ils enfin ôter ces perruques ? Vont-ils cesser de se farder? Seront-ils encore là pour hurler ? Laisseront-ils les instruments du punk en paix? Vont-ils lui rendre le noir de ses idées? Son auditoire de jeunes paumés? Les dit-dissidents se désisteront-ils? Les faux-amis vont-ils rester?
6.
Triste Sœur 02:34
Embrasée comme le cul de la cousue que tu as ramassée ,car sans écus , pour consommer , tu te consumes. Ton réservoir d'espoir a été siphonné mais sache alors que les gens tristes sont les plus riches. Leurs pieds poussant la terre qu'ils regardent leur offrent l'or tombé des poches des gens heureux. Le ciel est un désert de légereté , seule la gravité retient les choses que tu es là pour récolter Triste Sœur.
7.
Pensées par des faussaires qu'on a laissé faire de nouvelles zones d'inconfort naissent c'est là que tout se mélange et s'adoucit comme une grande crèche où c'est l'homme qu'on laisse . Des espèces d'espaces sans épices épicentres de l'hyper-centrisme, friches travesties par street arts tristes de niches délaissées pour du béton ciré c'est salement propre et ça pue l'inodore Où la vie est blanchie la mort perd sa valeur
8.
9.
C'est les yeux qu'il faut viser avec un jouet comme ça , à bout portant pour toucher n'importe quoi de trop grand . La culture , empoignons-la comme le plomb qui chargerait des carabines de bois de jeunes gens flairant le danger . Le plomb qui se fondrait dans la masse perçant les ailes des aigles impériaux entourés d'esprits disparus . Le marbre des héros qui nous écrasent du poids pesant de leur statut , peintures qu'on chasse pour leur pigment enfantant tant de saturnismes . C'est les yeux qu'il faut viser avec un jouet comme ça , à bout portant pour toucher n'importe qui de trop grand . L'histoire a sa valeur initiale gonflée de l'air qui oxyde les lettrines du livre des lois ; qui nous sont exposées , tirons alors sur cette vitrine
10.
Abattoir ! Qu'ont-ils dans la tête ? Qu'avons-nous dans le ventre ? La réponse est la même : il n'y a rien et puis tant pis si c'est du pus qui sort du pis des vaches à lait que l'on consomme En bêtes impies on se transforme Culte des porcs dont le pipi fera la bière qui nous unit pour la baballe du grand chenil d'un chimpanzé aux chiens d'panzer Ô animal, ce qu'on est mal! et au final même plus de but ; pas de méchants, pas de gentils des loups sans meutes ni Polident ® et des agneaux offrants leur vie au sacrifice tout en chantant .
11.
Toutes ces horreurs mises à nue par l'étrange lumière de la mort délivrent les anges de mon cœur . À leur approche je ne pleure que pour vider pleinement mon corps. Automne malade je voile sa terre de leurs ombres Et maintenant je le vois gesticuler , ce truc que je touche du doigt sans appuyer , c'est un mal-être enduit de sueur . Quand je m' approche de la vérité d'une crudité qui dénude et dont j'use tel un thiopental sodique sans sadisme. alors satyre sans son, tel Dalida sans voix, s'en va . Je suis un salaud sain , il suffit de me fixer un certain temps pour que tout affreux orgueil s'envole telle une feuille au vent .
12.

credits

released March 13, 2020

TOUTES CES HORREURS

Une co-production Amertume Records, Croux Records, Deaf Death Husky, Itawak Records, Jungle Khôl, Lilith Records, Repulsive Medias et Throatruiner Records.

Peinture de Hadrien Alvarez, sans titre, acrylique sur toile de 30x30 cm (2019).
Enregistré et Mixé par Lam Son Nguyen à Grenoble (Été 2019).
Masterisé par Cyril Meysson à Saint-Étienne (Automne 2019).
« Confiture pour Cochons » est mixé par Cyril Meysson.
« L’Ennemi Déclaré » et « Lève-Toi et Rampe » sont mixés par Cyril Meysson et Frédéric Juge.
Le logo du groupe SATAN est une création de Judex.

Frédéric Juge : Batterie, Chœurs, Bodhrán
Hugo Muin : Guitares, Chœurs
Léo Vittoz : Voix, Textes
Michael Simon : Basse, Chœurs
Ben Sim : Saxophones
Y. Fayolle : Duduk, Trompette
J-F. Jourdil : Clarinette, Didgeridoo

SATAN: 10 ANS AU SERVICE DU NÉANT.

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